La lettre du SCP n°359 - novembre 2017

Dimanche 19 novembre 2017, par Spéléoclubdeparis // La lettre

RONDE à la COMBE

Le week-end des 10, 11 et 12 novembre nous a rassemblés à la "Combe aux Prêtres". Il y avait Jasmine et Spélaïon, ainsi que José Leroy (qui s’est envoyé tout seul la traversée Rochotte - Combe). Le tout était à l’initiative d’Audrey Beauduc et nous a donné le plaisir de revoir – outre elle-même – quelques "Anciens" : Florent Mellac, Claudia Togoe, Bruno Delprat et surtout Rémy Teppaz et Sabine Droux, qui ont uni leur destin après s’être ren-contrés au sein du Spéléo-club de Paris, remar-quable agence matrimoniale – comme chacun sait. Tout le monde avait considérablement rajeuni ! Outre le Spéléo-club de Paris, l’Afegc (Association Française d’Exploration des Gouffres et des Canyons), était présente, ainsi que les Gaspar, le Club Spéléologique de Montgeron et même le Spéléo-club de Tulle (qui passait par là). Le gîte de Francheville avait été réservé pour moitié. Ce sont des spéléos qui le gèrent désormais. Bravo Audrey ! Belle récidive après celle du Sud-Lotois, il y a – ouh ! – plus longtemps que ça, encore.

LA MÉMOIRE DE GUILLAUMOT ENFIN HONORÉE

En 2014, Gilles Thomas dans des libres propos qu’on trouve sur le site de France-Culture poursuivait une lutte qu’il menait depuis plusieurs années : " Si les cataphiles connaissent et vénèrent Charles-Axel Guillaumot, il n’en est pas de même de la très grande majorité des historiens alors que celui-ci fut entre autres, architecte du roi Louis XVI. [...] Aucune rue dans Paris ne porte son nom ce qui serait la moindre des choses pour l’honorer. Pourtant tout récemment, au cours de la séance du Conseil municipal des 22 et 23 avril 2013, le Conseil de Paris a émis le vœu : Que le nom de Charles-Axel Guillaumot soit attribué à une voie en son hommage dans le 14e arrondissement où cet hommage prend tout son sens. " Notons qu’une rue Guillaumot existe depuis le 19e siècle dans le 12e arrondissement ; cette petite voie sans charme particulier, donnant sur l’avenue Daumesnil, porte, comme beaucoup d’autres rues de Paris, le nom de son propriétaire. Le souhait de Gilles et des édiles, auquel s’associent bien des cataphiles, a enfin été exaucé et, depuis le 4 octobre 2017, une place proche de la gare Denfert-Rochereau, près de l’entrée des Catacombes et du siège historique de l’Inspection des Carrières, porte le nom de celui qui a sécurisé le sous-sol de notre capitale : l’esplanade Charles-Axel Guillaumot. Gilles qui participait à la cérémonie officielle d’inauguration, a ajouté ce commentaire : " C’est quand même class’ de désormais pouvoir donner ses rendez-vous “ Esplanade Charles-Axel Guillaumot ” (ou pour les plus pressés de retrouver la personne attendue “ Esplanade Guillaumot ”) " . Avec la tombe de Martel dans le cimetière de Montmartre, voici un autre lieu cher aux amateurs du monde souterrain à voir à Paris (à la surface).

LES ANIMAUX CAVERNICOLES DE L’ANNÉE

En 2016, la Société spéléologique allemande, la Verband der deutschen Höhlen-und-Karstforscher, soucieuse de faire connaître l’importance des écosystèmes souterrains et de développer la recherche et la protection dans ce domaine, a décerné à un animal vivant en Allemagne le titre de Cave animal of the year, le cavernicole de l’année. La démarche nous a semblé intéressante et cette distinction pourrait prendre plus d’ampleur si elle avait une visée internationale. À la première vue, sur Internet, la cohérence de l’opération ne nous semble pas encore parfaitement établie. En 2016, un prospectus diffusé lors du Congrès international de Sydney nous a appris que l’animal de l’année est un opilion, Amilenus aurantiacus, une araignée qu’en français on appellerait faucheur ou faucheux. Sur Internet un escargot, Oxychilus cellarius, le Luisant des caves, lui dispute le titre. En 2017 c’est un coléoptère, Diphyus quadripunctorius, qui décroche la timbale. Or aucun de ces trois animaux n’est un véritable troglobie, c’est-à-dire qui habite exclusivement dans les profondeurs souterraines. Même le titre de trogloxène, celui d’habitant occasionnel ou accidentel des grottes, est parfois refusé à l’opilion et au coléoptère. Quant à l’escargot, nous n’avons trouvé aucune mention de sa présence dans les grottes... Qui pourrait nous en dire plus ?

ADIEU À JEAN-PIERRE MÉRIC

Nous avons appris avec consternation le décès subit de notre ami Jean-Pierre Méric. Ce spéléo isérois était notamment un des explorateurs de la grotte Roche, dans les gorges de la Bourne (Vercors). Il accompagnait fréquemment sous terre Baudouin Lismonde. Depuis plus de dix ans, Jean-Pierre participait à nos Rencontres d’Octobre durant lesquelles il prenait de nombreuses photos publiées ensuite dans les actes.

ON REPARLE DU TROU DES ANCIENS

Le puits des Anciens, situé sur la commune de Francheville en Côte d’Or dans la forêt des Enseinges, a été le site d’une longue désobstruction commencée il y a plusieurs décennies. En mai 2015, les vaillants spéléos avaient approché la profondeur de 30 mètres et la base de la couche de comblanchien était presque dépassée. Les perspectives de rencontrer des galeries libres devenaient beaucoup plus sérieuses, mais l’accès nous a été alors refusé par les propriétaires du lieu. Depuis plusieurs de nos camarades sont allés visiter l’endroit, tel Jean-Pierre Piardon qui nous a envoyé une photo de l’entrée bouchée par des branchages. L’espoir d’une éventuelle reprise de notre exploration renaît et diverses approches sont évoquées.

LE TIMBRE DU MOIS

Au nord-ouest d’Israël Rosh Hanikra est un kibboutz et un lieu touristique à quelques mètres seulement de la frontière avec le Liban, sur la côte méditerranéenne. Il doit sa célébrité à ses falaises de calcaire tendre sculptées par l’érosion marine et à ses grottes.En 1987 a été construit un petit téléphérique qui permet un accès aisé aux grottes depuis le haut des falaises. C’est un des téléphériques les plus raides du monde avec ses 60 . Il ne peut pas être utilisé en cas de vent très fort. Un des sites les plus renommés du pays. Timbre de 2012.


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